Suite à un reportage récemment diffusé, plusieurs affirmations concernant le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) appellent des précisions indispensables afin d’apporter une information juste et factuelle au public.
Il a été avancé que 69 % des DPE auraient été contrôlés par la DGCCRF. Cette affirmation est inexacte dans son interprétation.
La DGCCRF n’évalue pas l’exactitude technique des DPE. Ses contrôles portent exclusivement sur la conformité commerciale : affichage des informations, mentions obligatoires et pratiques commerciales.
Ainsi, ce chiffre correspond à un taux de non-conformités commerciales, et non à un taux de fraude ou d’erreurs techniques des diagnostics. À titre de comparaison, des taux similaires ont déjà été constatés dans d’autres professions réglementées, sans pour autant remettre en cause leur légitimité ou leur professionnalisme.
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Contrairement à ce qui a été affirmé, les diagnostiqueurs immobiliers ne sont pas contrôlés tous les 7 ans.
Ils sont soumis à des contrôles réguliers, le plus souvent annuels, comprenant :
des contrôles documentaires (revue de rapports),
des audits liés à la certification,
et, le cas échéant, des contrôles sur site.
Cette réalité témoigne d’un cadre de contrôle exigeant et permanent.
Enfin, l’intervention présentée comme celle d’un syndicat de diagnostiqueurs relève en réalité d’une fédération, dont le rôle et la représentativité juridique diffèrent.
Par ailleurs, les personnes qui s’expriment au nom de cette fédération ne sont pas nécessairement des professionnels de terrain, ce qui ne permet pas toujours de refléter fidèlement la réalité quotidienne de la profession.
Informer est essentiel. Mais sur un sujet aussi technique et sensible que le DPE, cela suppose rigueur, précision et mise en perspective, en donnant la parole aux professionnels de terrain qui appliquent quotidiennement la réglementation.