« Ma maison est classée E, F ou G, je ne la vendrai jamais. »
👉 Cette idée reçue est fausse.
Avec l’expérience du terrain, en tant que diagnostiqueur immobilier (et ancien agent immobilier), une réalité s’impose : un mauvais DPE n’est pas une condamnation.
Le Diagnostic de Performance Énergétique est une photographie à un instant donné, pas une évaluation définitive du potentiel réel d’un bien.
Il n’est pas rare de voir :
des maisons classées E pouvant passer en B avec un simple changement de système de chauffage,
des logements classés G uniquement en raison d’une chaudière fioul ou d’équipements énergivores.
Dans certains cas, 20 000 à 30 000 € de travaux suffisent à sortir un bien de la catégorie des passoires énergétiques et à transformer complètement sa perception sur le marché.
Contrairement aux idées reçues, certains acheteurs recherchent volontairement des logements classés E, F ou G afin de :
réaliser leurs propres travaux,
adapter le logement à leurs besoins,
bénéficier des aides à la rénovation énergétique.
Ce qui freine une vente, ce n’est pas la lettre du DPE.
👉 C’est un prix mal positionné ou un DPE mal expliqué.
L’enjeu n’est pas de surévaluer un logement, mais de comprendre sa valeur réelle une fois les travaux réalisés.
C’est précisément le rôle de l’audit énergétique :
identifier les travaux prioritaires,
estimer les budgets,
projeter une valeur cohérente après rénovation,
et permettre une négociation transparente et argumentée.
👉 Une maison classée E, F ou G ne se vend pas moins bien.
👉 Elle se vend différemment.